Prendre ses responsabilités et choisir

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Nous voilà dans la dernière ligne droite avant les dates des prochains scrutins municipaux. Bien qu’elles aient toutes une plus ou moins grande part de spécificités « locales », je crois que nous pouvons être fièr-e-s des campagnes qui ont été menées, au nom du Front de Gauche quand cela fût possible, au nom du Parti de Gauche quand les conditions de l’union n’ont malheureusement pas été garanties. Nous savions longtemps à l’avance que ça ne serait pas une sinécure d’arriver à pérenniser cette organisation, si belle et efficace pour mobiliser et pourtant si fragile lorsqu’il est question, pour quelques élus, de défendre des intérêts personnels aux détriments de l’intérêt général du peuple. Nous pouvons nous réjouir que dans certaines situations, les militants des partis concernés aient pu faire un autre choix que celui des élus sortants, et ainsi pérenniser localement la dynamique du Front de Gauche. C’est par exemple le cas à Évry où la candidate PCF pour le Front de Gauche, Farida Amrani, mène une très belle campagne collective contre l’équipe de bagages accompagnés du ministre de l’intérieur.

Les 23 et 30 mars il faudra donc faire un choix. Conscient de la défaite annoncée, le parti solférinien cherche par tous les moyens à restreindre les enjeux à des questions exclusivement municipales (par ailleurs je regrette qu’il ne soit que très peu question d’intercommunalité dans ces campagnes alors qu’elle est pourtant une échelle où il est possible de faire de belles choses, et la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne en est l’exemple vivant), tandis que les difficultés dont souffrent les habitants et habitantes trouvent principalement leurs origines dans une politique nationale qui favorise le capital au travail. Choisir les listes Front de Gauche c’est marquer clairement son opposition à la politique du triumvirat Hollande / Ayrault / Gattaz qui, loin du « changement » tant annoncé, n’est que la continuité de celui Sarkozy / Fillon / Parisot. Insistons auprès de celles et ceux qui se sentent spoliés de leurs victoires de 2012 et qui sont tentés par l’abstention, en leur montrant qu’un bulletin de vote peut aussi servir à sanctionner, à condition qu’il soit crédible. Ceux marqués du sceau Front de Gauche ou Opposition de Gauche le sont !

Choisir les listes Front de Gauche c’est aussi vouloir pour sa commune une politique plus solidaire et plus écologique. C’est défendre un projet écosocialiste pour faire de nos territoires les espaces de la transition énergétique pour sortir de notre dépendance morbide aux énergies carbonées et au nucléaire ; les espaces du développement de nouveaux modes de vie plus respectueux des humain-e-s et de l’environnement ; les espaces de l’innovation sociale et écologique débarrassée des impératifs financiers à court termes et les espaces de défense des services publics, qui sont souvent les derniers biens de ceux qui n’ont plus grand-chose. En choisissant le Front de Gauche vous affirmez clairement que les financiers n’ont rien à faire dans la gestion des communes et des intercommunalités et qu’il est préférable, pour faire baisser le montant des factures et améliorer la qualité, de reprendre en régie publique l’ensemble des services publics, qui ont été délégués à des entreprises privées depuis les années 1980, dans des domaines aussi variés que la distribution de l’eau potable ou le ramassage des ordures.

En baissant les dotations versées par l’État aux collectivités territoriales (dont les montants devraient normalement accompagner le transfert des compétences du premier vers les secondes) de 10 milliards d’euros pour financer les cadeaux aux grands patrons (via le pacte de « responsabilité »), le Président Hollande et le gouvernement compliquent volontairement la tâche de toutes celles et ceux qui souhaitent porter un projet de transformation écologique et sociale. Parce qu’il est insupportable de faire encore payer les dons sans condition aux plus riches par les classes moyennes et populaires, choisir le Front de Gauche c’est entrer dans une logique de résistance. C’est résister en déléguant sa voix à des élus combatifs mais aussi résister en affirmant vouloir participer directement à l’élaboration du budget, au travers notamment des instances de budgets participatifs qui seront déployées sur l’ensemble des communes du Front de gauche.

Malheureusement, et souvent malgré les efforts acharnés de nos camarades, tou-te-s les citoyen-ne-s n’auront pas la chance de pouvoir voter pour une liste du Front de Gauche ou d’Opposition de gauche. Celles et ceux qui peuvent le faire ont donc une responsabilité particulière. C’est le cas par exemple à Étampes dans l’Essonne où mon amis et camarade Mathieu Hillaire conduit avec courage et abnégation la liste « Étampes Solidaire 2014 » qui rassemble des ex-socialistes, des non-encartés, des responsables associatifs, des militants PG et PCF, etc., à Sainte-Geneviève-des-Bois où François Delapierre bouscule avec une très belle équipe les notables solfériniens locaux, à Paris où Danielle Simonnet apporte une alternative au duel médiatique entre les deux héritières, à Grenoble, à Toulouse, à Pau, à Montreuil, etc. Bref, dans des milliers de communes, avec un bulletin de vote Front de gauche, il est possible de faire autrement que ce qui est fait, à tous les niveaux, par le PS et l’UMP. En allant voter dimanche, rappelons-nous bien que notre responsabilité de citoyen-ne est engagée !

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La proximité pour l’Université

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J’ai déjà eu l’occasion de raconter, il y a déjà près d’un an et demi, en quoi mon (long) passage dans une université « de banlieue » avait été plaisant, et finalement loin des clichés que l’on peut entendre régulièrement, et malheureusement, souvent colportés par certain-e-s enseignant-e-s de lycée. Mes études universitaires à l’Université d’Évry m’ont données tout ce que je pouvais attendre d’un établissement d’enseignement supérieur : des conditions relativement bonne d’étude (mais toujours à améliorer), des professeur-e-s et enseignant-e-s le plus souvent compétent-e-s et passionné-e-s et des réseaux de socialisations qui m’ont permis d’approfondir ma conscience politique.

La quasi-totalité des universités dites « de proximités », car situées dans un bassin de vie relativement éloigné des grandes métropoles, ont pour usagers principaux les habitant-e-s des environs. A l’inverse des universités situées au cœur des métropoles qui ratissent beaucoup plus large en matière de public. Les universités de proximités sont en quelques sorte la traduction en actes de l’ouverture de l’enseignement supérieur, de sa démocratisation,  à toutes et tous car elles réduisent la première barrière à la réalisation d’études supérieures : la barrière physique.

Permettre plus facilement aux classes populaires de franchir la barrière physique de l’entrée à l’Université permet de réduire l’effet « d’autocensure » qui fait que les moins disposés, à priori, à réaliser des études supérieures, se découragent plus vite que les autres à devoir faire des dizaines de kilomètres de transports par jour pour étudier. En réduisant la distance physique c’est également la distance symbolique qui est atténuée. Lorsque l’université est à proximité directe de l’habitat, du quartier, de ceux qui la fréquentent, et non au cœur d’un quartier chic parisien, il est plus aisé de l’assimiler comme faisant partie de son quotidien, de s’imaginer un jour y mettre les pieds. Alors qu’il est bon ton, dans les médias de masse, de pointer la « médiocrité » de l’Université française, et en particulier en commentant les taux de réussite en licence des classes populaires, il serait pertinent de réfléchir aux conditions matérielles pour garantir la réussite de ceux-ci.

Mais la présence d’une université (et même lorsqu’il s’agit d’une simple antenne universitaire de petite taille)  sur un territoire est également un véritable moteur pour ce dernier. La mobilisation d’il y a quelques semaines du personnel, des étudiant-e-s et enseignant-e-s, soutenus par quelques élu-e-s locaux, contre la fermeture de l’antenne universitaire de Béziers témoigne de cette crainte de voir disparaitre une tranche de vie amenée par l’établissement d’enseignement supérieur et ses usagers quotidiens. Pour un quartier, une ville, une intercommunalité et même un bassin de vie, disposer d’une université sur son territoire c’est profiter d’une mixité sociale et fonctionnelle. C’est disposer d’un véritable équipement structurant à partir duquel peut se concevoir l’aménagement qui prend en compte les différentes échelles. Encore plus que dans celles des grandes métropoles, les universités de proximités sont de véritables lieux de brassage social qui contribuent, dans une société qui a tendance à s’individualiser, au développement d’une urbanité.

Or la logique d’austérité à l’Université mise en place par la droite et Valérie Pécresse à partir de 2007 avec la loi LRU « relatives aux libertés et responsabilités des universités » (sic) et confirmée dès 2012 par la ministre solférinienne Geneviève Fioraso et sa loi dite « LRU 2 », pousse fortement à la mutualisation des structures universitaires. En plaçant le couteau budgétaire sous la gorge des universités devenues autonomes, celles-ci n’ont d’autres choix que de se grouper à d’autres plus importantes ou disparaitre. Cela se concrétise inéluctablement par une fermeture des établissements les plus petits, les plus fragiles et ceux qui ne sont pas en capacité de lever des fonds privés en masse, bref ceux qui accumulent les dettes et qui ne sont pas jugées assez « rentables » pour les libéraux.

En poussant à la création de campus géants sur le modèle anglo-saxons pour réaliser des économies d’échelles, la logique austéritaire  est une menace pour les petites universités, « à taille humaine », qui sont pourtant de véritables atouts pour la vie de nombreux territoires. Elle est une menace pour les classes populaires, pour ceux qui disposent de peu de capitaux culturels, sociaux et économiques, et pour qui l’éloignement du lieu d’étude est synonyme de nouveaux obstacles à franchir. Alors que les nouvelles technologies de la communication et les moyens de dématérialisation affranchissent de plus en plus des nécessités de regroupement, la constitution de campus géant refermés sur eux-mêmes apparait même comme un contre-sens historique. Le libre marché ne fait décidément pas grand-chose dans le bon sens, ne le laissons plus guider les politiques d’aménagements universitaires et soutenons les universités de proximité.


Roms, la stigmatisation n’est pas le changement

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En dégageant Sarkozy le 6 mai 2012 nous n’espérions pas réellement, avec François Hollande et la social-démocratie, conquérir de nouveaux droits sociaux, mais nous pensions que des évolutions « positives » en terme de respect des Droits de l’Homme puissent être mises en œuvre. Après des années particulièrement sombres où la droite libérale, toujours plus proche des idées de l’extrême droite, n’a cessée de stigmatiser des populations entières (« musulmans » et « roms » en particulier) espérant en tirer un surplus électoral, avec comme zénith nauséabond le discours « de Grenoble » de Sarkozy du 30 juillet 2010, la politique du Parti socialiste devait apporter une forme de lumière, au moins sur ce front.

Or en matière de stigmatisation des populations roms, comme dans beaucoup d’autres domaines, le changement n’a malheureusement pas été au rendez-vous. Les annonces à la rentrée 2012 de l’assouplissement des normes limitant artificiellement le nombre d’emplois qu’ils ont le droit d’exercer apparaissent bien timides par rapport à une situation toujours plus que prégnante. Bien que l’Union Européenne, dont la quasi-totalité des roms sont ressortissants (car citoyens roumains ou bulgares), pousse continuellement à plus d’intégration (Le 9 septembre 2010 le Parlement européen a notamment adopté une résolution signalant qu’il s’inquiète de la « vague de stigmatisation des roms » en France et a exigé l’arrêt des expulsions), des élus socialistes n’hésitent pas à marcher dans les pas honteux de la droite en matière de non respect des droits de l’Homme.

Stéphane Raffalli, maire PS de remplacement de la commune de Ris-Orangis dans l’Essonne (mitoyenne d’Evry, commune de Manuel Valls), illustre particulièrement bien la continuité avec le pouvoir sarkozyste. Après une longue bataille associative pour exiger une scolarisation des enfants roms situés sur sa commune, le 21 janvier 2013 le maire de Ris-Orangis a accepté de scolariser ces enfants, non pas dans une classe « normale » mais dans un complexe sportif de la ville (dénué bien évidemment du matériel nécessaire à la  bonne tenue d’une classe). Cette classe « spécialisée » et ségrégative bafoue tous les principes républicains et nous ramène directement à des périodes noires de l’histoire de France. Mais le comble du cynisme est, qu’au lieu de se faire discret, cet élu a osé remettre en cause la sincérité du combat mené par les militants associatifs et politiques venus manifester leurs désaccords.

Entre la droite extrémisée et le Parti socialiste du ministre de l’intérieur Manuel Valls les variations de discours sont de plus en plus subtiles. Il s’agit toujours de vouloir protéger les roms « d’eux-mêmes » de leur propre situation en détruisant des « campements insalubres » où règne le « manque d’hygiène ». Il est également mis en avant la volonté d’éviter que ne se reproduise le « cas marseillais » où la population d’un quartier a « délogée » elle-même, et par la force, un campement situé à proximité. Le démantèlement de camps comme les mises au ban des enfants par la force publique apparaît donc comme un moyen de faire plaisir à une partie de la population qui voie d’un mauvais œil la multiplication des campements, tout en se donnant une bonne conscience de le faire dans le respect des intérêts respectifs des populations.

Mais la vue d’un campement et de son lot de souffrance, de précarité et de misère qui s’y déploie n’est agréable pour personne tant elle nous rappelle l’égoïsme et la dureté de notre société capitaliste, ce n’est pas une raison pour traiter ces femmes et ces hommes comme des « sous-individus » qui n’aurait pas l’accès aux mêmes droits que les autres. Derrière ces actes subsistent une forme de xénophobie d’Etat basée sur des principes « culturels » et souvent confus. La confusion qui revient le plus fréquemment est celle donnerait aux roms le caractère d’une population nomade (en sous-entendant qu’elle devrait être traitée comme telle) alors qu’elle n’a été que condamnée au nomadisme en raison de sa misère sociale et ouvre la voie à de nombreuses formes de stigmatisations. Le tri des populations à travers des caractères ethniques ne doit pas être tolérée par la gauche, quelque soit son orientation. Les idéaux révolutionnaires républicains, socialistes et universalistes valent mieux que ceux de l’extrême droite, tachons d’y faire honneurs et proposons des solutions politiques qui combattent réellement la misère plutôt que celles qui la masquent voire la détournent.


Cinq ans dans une université de « banlieue »

Voilà c’est fait, je viens de finaliser mon inscription en Master 2 à l’Université d’Evry. J’aurais donc passé cinq ans, c’est à dire l’ensemble de mes années d’après bac dans cette université. Celles-ci ont été pour moi des années superbes de rencontres, d’acquisition et de partage de connaissances, grâce à des enseignant-e-s pour la plupart, dévoué-e-s et passionné-e-s. Mais ce fut surtout cinq années de formation et de combats, politiques et syndicaux. Si le « microcosme universitaire » est propice à la découverte de la chose politique, la confrontation à la réalité sociale, particulièrement cruelle dans une fac accueillant des étudiants issus de quartiers populaires, lui donne une autre dimension. C’est donc avec une certaine nostalgie que j’entamerais, à la rentrée, ma dernière année.

L’Université d’Evry, comme les autres universités de la banlieue parisienne, sont souvent décriées voire boudées par les futur-e-s étudiant-e-s. La raison première est la situation géographique jugée « défavorable » par rapport aux universités parisiennes, dont le prestige supposé fait fantasmer. Pour ces individus mal informés, ce n’est pas la situation géographique en soi qui pose problème, l’université « de banlieue » étant souvent bien plus proche du lieu d’habitation que son homologue parisienne, mais un recrutement catégorisé comme étant plus « social ». Elles apparaissent souvent, dans l’imaginaire collectif, comme un témoignage des carences du système scolaire, primaire et secondaire, dans sa mission de réduction des inégalités, dans la distribution du capital culturel, et subissent très souvent des taux de « décrochages » importants durant les premières années.  Cependant, ces taux de décrochages, certes beaucoup trop élevés, ne sont pas l’apanage des universités « de banlieue » mais sont à peu près identiques partout.

La deuxième raison qui pousse les lycéen-ne-s à bouder les facs comme Evry  est la recherche d’un certain « entre-soi », c’est à dire la volonté de se retrouver en cours avec des gens du même milieu social. Or l’université d’Evry est inversement un lieu de brassage culturel où les origines sociales et géographiques se mélangent. Cette situation est, à mon sens, ce qui fait la force de ce type d’institutions d’enseignement supérieur car permet aux étudiants une véritable ouverture sur la diversité du Monde et permet également la rencontre de gens dont on n’aurait pas eu spontanément l’occasion de le faire.

Malheureusement, cette mauvaise réputation, colportée par des ignorants, est relativement importante et beaucoup de futur-e-s étudiant-e-s choisissent l’université d’Evry par « dépit » (souvent parce qu’ils n’ont pas été pris « ailleurs »). Ces opinions infondées, à propos d’une supposée moindre qualité des enseignements dispensés dans les universités « de banlieue », sont le plus souvent l’œuvre d’individus n’y ayant jamais mis les pieds, la réalité étant complètement différente. Mon expérience d’étudiant à l’université d’Evry m’a fait découvrir des cours en petits groupes, un suivi personnalisé de chaque étudiant qui le souhaite et une solidarité très forte entre les étudiants. Nous sommes donc bien loin des « machines à transmettre du savoir » des grandes universités parisiennes où la norme est à l’amphi impersonnel de 600 personnes.

Néanmoins il est difficile d’être optimiste face à l’avenir. La LRU, aussi nommée « loi d’autonomie des universités », impose une concurrence territoriale entre celles-ci et risque à terme de faire disparaître les petites universités pluridisciplinaires comme Evry, au profit de « grands pôles » spécialisés dans des domaines particuliers, et « rentables » à court terme. Car « l’autonomie » de la LRU c’est avant tout un désengagement de l’Etat dans le financement, et une augmentation de la dépendance vis à vis des capitaux privés, pour lesquels la recherche n’est concevable que si elle est suivie d’applications directement utilisables sur le marché. Cette priorité donnée au privé impacte donc à la fois la recherche fondamentale et les filières universitaires non directement « profitables », particulièrement l’ensemble des « sciences humaines ». Cette logique de privatisation a des conséquences dramatiques sur les universités les plus populaires car ce sont elles les plus fragiles.

Une université comme celle d’Evry est une nécessité pour ce type de territoire particulier et notamment pour les classes populaires. Posons nous la question de savoir combien d’individus issus d’une classe sociale défavorisée irait jusqu’à Paris pour suivre des cours. Le nombre serait évidemment faible. Disposer d’institutions d’enseignement supérieur à coté de chez soi pousse à la démocratisation de celui-ci, et cela profite avant tout aux populations disposant de moins de capital culturel, économique et social. C’est donc une véritable mission de service public en faveur de la transmission des savoirs qui est mis en œuvre ici et c’est cette mission qu’il faut défendre corps et âmes, contre ceux qui veulent tout « marchandiser ». Mais la lutte doit également passer par les consciences : les facs « de banlieue » ne sont pas « moins bien que les autres » ce sont au contraire là où se profile la société de demain.

Enfin bref, j’ai étudié à l’université d’Evry avec beaucoup de bonheur et de fierté, j’y ai rencontré des amis et des camarades. J’espère finalement, qu’à la fin de cette dernière année de Master, j’aurais encore l’occasion d’y retourner, et pourquoi pas pour y enseigner …


Article 1, Brève présentation

Bonjour à tous.

L’envie de tenir un blog parcourait mon esprit depuis quelques temps, j’ai décidé de franchir la marche. Je ne garanti pas sa persistance dans la durée car je sais ô combien c’est un exercice difficile et j’éprouve la plus grande admiration pour toutes celles et ceux qui le font de manière régulière, pour notre plus grand plaisir de lecteur.

Je suis actuellement étudiant en Master d’aménagement du territoire à l’Université d’Evry et passionné par les questions urbaines au sens large. Trop souvent celles-ci sont abordées sous un angle technique et avec des politiques ciblés alors qu’elles devraient être démocratiques et relever du droit commun. Mon engagement politique au Parti de Gauche (et donc au Front de Gauche) relève d’une volonté d’agir de manière globale pour l’intérêt général. J’espère modestement, par le biais de ce blog, donner quelques clés de compréhension des diverses problématiques urbaines et citoyennes.

Le discours médiatique dominant en matière d’aménagement du territoire nous fait encore croire trop souvent que la «Politique de la ville» va permettre de régler l’ensemble des problèmes que connaissent les quartiers en déshérence sociale. Or pour moi, et c’est le sens de mon combat, il serait plutôt nécessaire de dépasser les logiques marchandes / capitalistes, pour répondre aux préoccupations des populations. En effet, celles-ci ne demandent qu’à vivre dignement, contre toute stigmatisation.

Néanmoins, contrairement à ce que l’on cherche à nous faire croire, les questions  actuelles en matière d’aménagement du territoire ne se concentrent pas uniquement dans les quartiers d’habitats sociaux de «banlieues», mais concernent aussi les espaces péri-urbains et ruraux. Ces derniers ont, et auront, un rôle prépondérant à jouer dans la «transformation qui vient» en ce qui concerne la mise en place d’une planification écologique.

La mise en place de ces politiques ne pourra passer que par un dépassement de l’économie capitaliste. En proposant une radicalité concrète le Front de Gauche est, à mes yeux, le mieux à même à réaliser cet objectif.

J’espère pouvoir avec ce blog, profiter de la chance que l’internet libre nous offre, pour m’exprimer sur l’ensemble des sujets qui me tiennent à cœur.

En espérant ne pas vous décevoir.