Jouons un rôle dans l’histoire


Nous vivons un moment d’histoire, les crises économiques et écologiques qui se succèdent nous plongent toujours plus profondément dans ce que l’économiste Jacques Généreux appelle « La Grande Régression ». Grande Régression par rapport aux avancées sociales portées par le Conseil National de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale puis  « acquises » par les travailleurs durant les « trente-glorieuses ». Il est hors de question de vouloir idéaliser cette période qui a contribué à l‘utilisation massive des ressources naturelles de la planète mais plutôt de la prendre comme modèle pour reproduire cette dynamique sociétale dans le but d’aller vers une société de progrès humain.

Aujourd’hui seul le Front de gauche apparaît en mesure de répondre à ce moment d’histoire particulier en proposant une véritable politique de rupture. La France a la chance en cette d’année 2012 d’avoir un événement politique national majeur (les élections présidentielle et législatives) pour lequel chacun des citoyens doit pouvoir décider de ce qu’ils souhaitent comme société future. En effet, nous pouvons renverser le rapport de force et combattre le capitalisme, qui a fait la preuve de sa capacité à détruire tout ce qu’il touche, par un acte citoyen : le vote. Or, je n’ai malheureusement pas l’impression que les autres forces politiques du pays aient conscience de cet enjeu.

A l’intérieur de la gauche (Front de gauche mis à part), nous avons d’un coté l’extrême gauche qui se contente de candidatures de témoignages et de l’autre le Parti socialiste qui s’enfonce dans un renoncement de toute politique radicale de transformation sociale. Les appels du pied à François Bayrou et les refus de revenir sur la retraite à 60 ans et sur la suppression de postes dans la fonction publique (et ce malgré les disfonctionnements que nous vivons tous) montrent que la politique mise en place par Sarkozy et son gouvernement est finalement « la seule possible ».

François Hollande et la droite partagent la même vision sociétale : on ne change rien et on s’adapte aux volontés des marchés financiers. Pour faire plaisir à ces derniers les libéraux et socio-libéraux n’ont qu’un mot à la bouche : austérité. L’austérité se traduit par une volonté de réduire le déficit à 0% du PIB (la fameuse règle d’or) par la compression des dépenses publiques, en oubliant qu’il est possible d’augmenter les recettes par la taxation des revenus du capital ou par l’instauration d’un revenu maximum par exemple. Cette politique, aussi idiote qu’inutile, exclue le peuple du processus de décision et cause la ruine de pays de plus en plus nombreux dont la Grèce en est l’exemple le plus marquant. La mise en place des différents plans de rigueur en contrepartie des plans de « sauvetage » de l’UE et du FMI a continuellement augmenté son déficit par la contraction de son économie.

Cette politique est une véritable politique de classe qui favorise l’oligarchie financière contre les travailleurs productifs et il faut le faire savoir ! Nous avons par exemple, mes camarades et moi avec l’association UFR0, animé au mois de novembre dernier à l’Université d’Evry, une projection du film Debtocracy retraçant l’histoire de la « crise grecque » (visible librement sur internet) suivie d’un débat sur le thème de la légitimité de la dette publique. De la même manière le petit clip « la Dette c’est chouette » (http://vimeo.com/33392696) réalisé par l’équipe du Front de gauche, est une façon de faire de l’éducation populaire. Aujourd’hui, trop de personnes se sentent étranger(e)s vis à vis du discours politique et nous avons la responsabilité de trouver de nouvelles méthodes pour les toucher.

C’est aussi ça « l’Humain d’abord », trouver les moyens de l’implication populaire la plus large contre les décisions dictatoriales de la finance, pour que l’économie soit au service des femmes et des hommes et non l’inverse. Car si nous, militants du Front de gauche, sommes conscient que les réponses que nous apportons sont les plus efficaces pour l’intérêt général, il nous reste à les faires approprier par l’ensemble de la population pour qu’en 2012, le changement passe par les urnes.

Jouons un rôle dans l’histoire, c’est notre responsabilité.

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