La crise du logement, une fatalité ?


Notre pays connait depuis de longues années une très forte crise du logement. Le constat est sans appel, il y a selon la Fondation Abbé Pierre 3 657 000 personnes qui sont sans logements ou très mal logées et 8 236 000 personnes en situation de mal-logement. Cela représente 10% de la population française. Ce manque de logement, particulièrement important dans les zones de « tension » comme les régions Ile-de-France, PACA, le Nord et Rhône-Alpes, a pour principales causes la pénurie de logements sociaux, la baisse des financements des politiques publiques du logement et la baisse du pouvoir d’achat des ménages qui résulte de l’aggravation de la situation sociale des individus.

Si le problème de la pénurie de logement n’est pas nouveau, la crise économique a aggravé cette situation en augmentant le décalage entre les revenus des ménages et le cout du logement, celui-ci devenant le premier poste de dépense et notamment pour les plus pauvres (pour les 10% des ménages les plus pauvres cette dépense représente 50% du budget total). De plus, les situations de précarités que connaissent de plus en plus de salariés (et notamment les plus jeunes) contribuent à rendre de plus en plus fin le fil qui permet d’échapper au mal-logement.

Or les politiques en matière de logement mises en place par la droite ont fait la preuve de leur inefficacité. Bien que le gouvernement communique sur le fait que l’Etat n’a jamais autant financé le logement social, ces mesures ne concernent pas des logements sociaux véritables. En effet, Les constructions concernent avant tout des logements en PLS (Prêt Locatif Social) dont les niveaux de loyer sont inabordables pour les demandeurs les plus pauvres. A l’inverse les logements en PLAI (Prêt Locatif Aidé d’Insertion) pour lesquels les populations les plus précaires pourraient postuler souffrent d’une pénurie catastrophique.

De plus, cette crise du logement est exacerbée par un phénomène très important de spéculation concernant le parc privé. L’augmentation exponentielle des loyers du parc privé favorise la ségrégation sociale et spatiale en créant d’un coté des « ghettos de riches » fermés sur eux-mêmes et de l’autre coté des « ghettos de pauvres » où la misère sociale règne. Or, parce qu’il structure l’individu le logement n’est pas une marchandise comme une autre et il est nécessaire de mettre en œuvre une autre politique.

C’est pour garantir un logement digne à tous que le Front de Gauche fera du logement un droit et une priorité nationale. Un plan de construction de 200 000 logements réellement sociaux sera mis en chantier avec notamment une prise en compte des besoins particuliers des jeunes. Pour lutter contre la précarité, l’APL sera revalorisé, une tarification sociale sera mise en place pour garantir à tous l’accès à l’eau et à l’énergie et il sera fixé comme objectif que le cout du logement (loyer et charges diverses) ne dépasse pas 20% du budget total des ménages. Des mesures de blocage des loyers et de réquisition des logements vacants seront mises en place pour lutter contre la spéculation.

Face à la droite qui a mis en place une politique du logement centrée sur l’accession à la propriété, favorisant les plus riches, il est nécessaire de répondre par une politique qui garantie un habitat respectueux des humains et de son environnement. Celle-ci doit être détachée de la logique du marché, qui a fait la preuve de son incapacité à assurer un accès à tous à un logement décent.

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